Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 19:11

 

J’emprunte ces chiffres à Jean-François Kahn  (« Marianne » du 30/01 au 05/09):

Nous avons en France des hommes qui travaillent 400 fois plus que les autres, qui affichent 400 fois plus de diplômes ou de connaissances, qui pensent 400 fois mieux, et qui agissent 400 fois plus rapidement !! … leur rémunération annuelle étant 400 fois supérieure au salaire minimum (quand ce n’est pas 800 ou mille fois).

 

Il paraît qu’après-guerre, cette échelle allait de 1 à 20

C’est le progrès. Mes enfants peuvent espérer dépasser le millier, quel bel espoir pour l’humanité !

 

J’oubliais mon sujet sur les valeurs : que pensez-vous de l’interdiction du port de la burqa?

Finalement,  je ne vous imposerai pas ce sujet, rebattu par les médias,  sur lequel on pourra toujours faire une loi. 

Faire une loi sur le sujet évoqué plus haut, pour que tout le monde devienne 400 fois plus intelligent, ce n’est pas possible. Finalement peut-être vaudrait-il mieux réfléchir à ce sujet là !

 

Par Rebecca Buret - Publié dans : politique
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /Jan /2010 12:56

 

Les indicateurs de développement durable des territoires

 

 

 

Dans sa revue de janvier 2010, le CGDD publie des articles sur ce que pourrait être le suivi des impacts des politiques publiques de développement durable au travers d’indicateurs, afin de rendre compte de la diversité des territoires dans ce domaine.

 

 

Quels sont les objectifs du travail entrepris par le CGDD ?

 

L’objectif général est de  « faire une lecture nationale de la diversité des territoires en matière de développement durable », en proposant une analyse à l’échelle régionale.

Selon nous, cet objectif peut se traduire de diverses manières :

Identifier les atouts des territoires dans ce domaine (état des lieux)  et les évolutions réalisées en matière de développement durable comparativement à un « état initial »

Etablir une sorte de hiérarchie entre territoires concernant les efforts réalisés

Balayer un certain nombre d’indicateurs afin d’avoir une photographie générale des territoires à travers le prisme d’indicateurs, à des fins de survol

Il semble que la dernière solution ait été retenue, avec un objectif prioritaire de communication en direction du grand public.

« La première fonction des IDD est de suivre l’évolution des composantes économique, sociale et environnementale de notre développement afin d’infléchir les tendances jugées néfastes. La richesse et la complexité du champ d’action publique à couvrir renvoient naturellement à l’établissement d’une batterie d’indicateurs assez étoffée.

C’est cette voie qui a été jusque-là choisie par la France. Une dizaine d’indicateurs adossés à la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) forme actuellement la base de notre système de mesure du développement durable. » dans : La finalité des indicateurs de développement durable - Robin Degron - Service de l’observation et des statistiques1 – La revue du CGDD – janvier 2010.

 

Il a été  choisi de simplifier les indicateurs : pas d’indicateurs « composites ».

La simplification ne permet pas toujours d’avoir une approche compréhensive des évolutions. La vision issue de ce diagnostic ne peut donc être que très sommaire.

« Si l’approche technicienne tend à promouvoir une information précise et large, la communication à l’endroit du grand public passe forcément par une sélection d’indicateurs susceptibles de frapper les esprits »

« Aux premiers rangs de ces acteurs, les ménages doivent impérativement être

conscients des enjeux, des progrès accomplis et des efforts qui restent à consentir. »  Robin Degron - Service de l’observation et des statistiques1 – La revue du CGDD – janvier 2010.

 

Il s’agit donc avant tout de pouvoir communiquer auprès du « grand public » sur les évolutions réalisées en matière de développement durable.

 

 

Quelles sont les limites des indicateurs proposés pour un observatoire des territoires ?

 

(Référence à l’article : Des indicateurs du développement durable pour les territoires - Odile Bovar, Datar et Françoise Nirascou, SOeS)

 

 

Ces auteurs proposent de traduire par des indicateurs le niveau de réalisation d’objectifs (listés dans leur article), censés refléter les différentes approches du développement durable.

 

Les indicateurs proposés sont donc de deux sortes : des indicateurs sur l’état de l’environnement physique  et des indicateurs sur l’environnement social.    Le nombre d’indicateurs retenus est très faible, ceci afin de pouvoir « communiquer » sur ces indicateurs: 5 à 6 indicateurs par rubrique, l’objectif étant d’avoir au total une quarantaine d’indicateurs. Ils  doivent permettre de traduire, pour le grand public,  les résultats et évolutions liées aux politiques publiques menées.

 

N’est-ce pas sous-estimer la demande du citoyen en matière de suivi et d’évaluation  des politiques publiques, que de limiter le suivi de la durabilité du développement des territoires  au suivi d’une quarantaine d’indicateurs ? Les liens de causalité entre les politiques menées et les évolutions constatées seront-ils clairement établis ?

 

Il est donc normal de constater que les IDD (indicateurs de développement durable) proposés ne reflètent pas la totalité des enjeux du développement durable, et ne sont  pas toujours en lien direct avec les objectifs énoncés dans le document. Ils se rapprochent davantage d’indicateurs classiques de développement socio-économique.

 

Ne faudrait-il pas approfondir la réflexion sur les objectifs ultimes de cette démarche afin de proposer une « batterie » d’indicateurs un peu plus étoffée, et plus spécifiques au caractère « durable » du développement mis en oeuvre ?

Les différentes interprétations du concept se traduisent par un  niveau  d’exigence plus ou moins fort en matière de « durabilité », et une explicitation plus détaillée des objectifs des politiques publiques permettrait de mieux définir les indicateurs.

 

 

Par exemple, certains éléments sont absents alors qu’ils me semblent importants ; ils sont repris ci-dessous pour chacun des thèmes identifiés par les auteurs.

 

 

  1. Société de la connaissance et développement économique et social

 

Il n’y a pas d’indicateur sur l’offre de formation supérieure, ni sur l’accès à cette offre  (qui est formé ?)

 

Il n’y a rien sur les résultats des efforts de recherche et développement : le nombre de brevets déposés par an par  exemple

 

Le taux d’emploi, un des indicateurs proposés,  n’a pas forcément de rapport avec le capital humain du territoire, ni avec le caractère « durable » de l’emploi ;  peut-être faudrait-il distinguer le type d’emploi, et sa durabilité.

 

Il n’y a aucune référence à l’égalité professionnelle «  hommes- femmes », au niveau de prise en charge de la « petite enfance » par la société.

 

 

  1. Consommation et production durable

 

Concernant la production, on ne parle pas du taux d’entreprises engagées dans une démarche de production durable : nombre d’entreprises certifiées ISO 14000 par exemple.

 

Concernant la consommation durable, il n’y a aucune référence aux pratiques de l’industrie agro-alimentaire, qui devrait être soumise aux mêmes exigences que les entreprises agricoles en matière de respect de l’environnement et de la santé du consommateur (un indicateur retenu  est la part de l’agriculture biologique dans la production agricole).

 

  1. Changement climatique et maîtrise de l’énergie

 

Avoir un indice de température saisonnier est-il vraiment utile ? Est-ce l’indicateur de suivi du climat le plus pertinent ? Les climatologues parlent d’élévation de température moyenne annuelle.

 

 

  1. Transport durable

 

On pourrait intégrer un indicateur  sur l’offre de transports collectifs

 

 

  1. Conservation et gestion des ressources naturelles

 

 Les indicateurs servent à traduire une évolution générale à destination du grand public, certes, mais il ne faut pas trop simplifier quand même : la qualité de l’eau est traduite par la qualité des populations piscicoles, mais il n’y a pas d’indicateur sur le niveau des prélèvements sur la ressource « eau », ni d’ailleurs sur la ressource « poissons » (on parle de qualité uniquement, pas de quantité).

 

Concernant la biodiversité, ne faudrait-il pas intégrer des données sur l’évolution de la biodiversité, donc sur l’évolution des populations elles-mêmes (indicateurs à définir avec les spécialistes). Les sites « Natura 2000 » témoignent uniquement de la  richesse, à un moment donné, de la biodiversité vue à travers le prisme européen. Ils sont censés remédier à certaines menaces sur les habitats et les espèces, mais ne parviennent pas toujours aux résultats escomptés.

 

 

  1. Santé publique et prévention des risques

 

Un IDD retenu est le  « nombre de catastrophes naturelles ». Le nombre de catastrophes naturelles n’est pas un indicateur de développement (bien qu’on soit enclin à penser, au vu de l’histoire d’Haïti, qu’il y a une corrélation…).

Ce ne peut être qu’une indication du niveau d’exposition aux risques naturels. Quel est son intérêt pour mesurer les efforts en matière de développement durable ?

 

 

  1. Cohésion sociale et territoriale

 

On entend en général par cohésion  la « solidarité » sociale, et on s’intéresse aux personnes en difficulté. Indicateurs retenus : pauvreté, chômage de longue durée, sortie sans diplôme …

 Pour avoir  une vision de cette « cohésion », ne faudrait-il pas pouvoir mesurer aussi les différences de revenus et de patrimoine entre les citoyens ? De très grandes différences  entre les uns et les autres ne sont-elles  pas de nature à atténuer la cohésion ?

 

 

 

  1. Bonne gouvernance

 

Il n’est pas fait référence au niveau de vitalité du processus démocratique, à l’association des citoyens aux divers débats qui les concernent, sous forme de participation de la « société civile », par exemple. La démocratie se mesure-t-elle au niveau de participation des citoyens aux élections législatives au premier tour ?

 

 

 

 

Ce système d’indicateurs  ne devrait pas être moins élaboré que celui de l’Union Européenne.

 

Il est à noter que l’Union Européenne a retenu, dans son propre système de suivi et évaluation du développement durable, des indicateurs concernant l’égalité hommes-femmes (participation des femmes aux instances décisionnelles, par exemple).  L’Union européenne a établi un système d’évaluation qui repose sur 10 thèmes avec 11 indicateurs pour chaque thème.

 

Ce débat peut permettre de mieux préciser notre projet de société si les modalités de son évaluation sont ambitieuses ; inversement, une évaluation très sommaire n’apportera aucun élément permettant d’affiner les politiques publiques mises en œuvre.

 

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un système d’évaluation, mais bien d’un système d’indicateurs, le système d’évaluation n’étant pas évoqué dans ce numéro de « la Revue » du CGDD.

Par Rebecca Buret - Publié dans : politique
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Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 13:01

Qu'est-ce que le commerce équitable ?

En 2001, quatre structures internationales de commerce équitable (FLO, IFAT, NEWS, EFTA) proposent une définition du commerce équitable:
"Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable  s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et les pratiques du commerce international conventionnel."

Le commerce équitable prescrit 10 normes que ses tenants au Nord comme au Sud doivent appliquer dans leur travail. Dans le cas des membres IFAT ou des groupes certifiés FLO, différents systèmes de contrôle sont en place afin de s'assurer que ces normes sont respectées.

1. Créer des opportunités pour les producteurs qui sont économiquement en situation de désavantage

Le commerce équitable est une stratégie pour le combat contre la pauvreté et pour le commerce soutenable. Son but est de créer des opportunités pour les producteurs désavantagés ou marginalisés par le système du commerce international

2. La transparence et la crédibilité

Le commerce équitable comprend la gestion de la transparence et les relations commerciales pour faire des affaires avec nos partenaires commerciaux.

3. La capacité individuelle

Le commerce équitable est un moyen de développer l'autonomie des travailleurs. Les organisations du commerce équitable procurent de la continuité durant laquelle  les producteurs et les organisations de marché peuvent améliorer leurs capacités de gestion et leur accès aux nouveaux marchés.

4. Promouvoir le commerce équitable

Les organisations du commerce équitable ont pour objectif de sensibiliser leur clientèle ainsi que le grand public aux injustices du système commercial actuel. Elles doivent aussi être en mesure de fournir de l'information sur l'origine de leurs produits, les conditions de travail des producteurs etc ...

5. Le paiement d'un juste prix

Un prix juste dans un contexte local ou régional est accepté après dialogue et concertation. Celà couvre non seulement les coûts de production mais permet également une production qui est socialement juste et bien pour l'environnement. Celà fournit un rix juste aux producteurs et prend en compte le principe d'un salaire égal pour un travail égal par les hommes et les femmes. Les organisations du commerce équitable assurent un paiement immédiat à leurs partenaires et parfois aident leurs producteurs avec le financement d'un crédit avant la récolte ou avant la production.

6. Egalité entre les sexes
Les organisations de la filière équitable valorisent le travail des femmes: celles-ci doivent toujours être payées pour leur contribution dans le processus de production. La présence des femmes au sein de la gouvernance de ces organisations est aussi encouragée.

7. Les conditions de travail

Le commerce équitable signifie un environnement de travail sain et sûr pour les travailleurs. La participation des enfants (si jamais) n'affecte pas négativement leur bien-être, leur sécurité, leurs conditions éducatives, et leur besoin de jouer et est conforme à la convention des Nations Unies sur les droits des enfants ainsi qu'aux lois et normes du pays.

8. Le travail des enfants

Les organisations du commerce équitable respectent la convention des Nations Unies sur les droits de enfants; les les lois et normes sociales sont appliquées afin de s'assurer que la participation des enfants dans les processus de production des produits équitables ne va pas à l'encontre de leur bien-être, leur sécurité, leurs conditions éducatives, et leur besoin de jouer. Les organisations qui travaillent directement avec des organisations informelles révèlent la participation des enfants dans la production.

9. L'environnement

Le commerce équitable encourage activement de meilleures pratiques environnementales et l'application de méthodes responsables de production.

10. Les relations de commerce

Les organisations de commerce équitable font du commerce en tenant compte du bien-être social, économique et environnemental des petits producteurs marginalisés et ne font pas de profit derrière leur dos. Elles maintiennent de longues relations qui reposent sur la confiance et le respect mutuel qui contribuent à la promotion et l'agrandissement du commerce équitable. Parfois les producteurs sont soutenus par des crédits avant la récolte ou avant la production.


Pourquoi ne pas appliquer ce concept partout et le réserver aux pays du Sud?


 

Par Rebecca Buret - Publié dans : politique
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 15:40

Une remise à plat dites-vous ?

 

 

Bien sûr qu’il faut une remise à plat ...

 

Je commencerais par redéfinir ce qu’on appelle la richesse.

Celle-ci est mesurée officiellement par le PIB, qui comptabilise la création de valeur liée à toutes les activités marchandes.

Mais le monde est-il une marchandise ? Le marchand doit-il être l’alpha et l’oméga de nos sociétés ?

 

Ne pourrait-on pas réhabiliter les fonctions sociales, et reconnaître la valeur de tous ces actes gratuits que sont les activités éducatives et associatives, tout ce qui contribue à maintenir une cohésion, du lien social ?

Si nous continuons à nier la valeur sociale de ces fonctions qui sont remplies bénévolement, nous les condamnons : l’éducation des jeunes, la prise en charge des personnes à handicap, l’engagement associatif …

Le concept de produit intérieur doux, ou P.I.D., promu par le Collectif Richesse, est une idée très intéressante : rentre dans le PID tout ce qui a de valeur pour la société mais n’est pas comptabilisé dans le PIB.

 

 

La capacité de rebond d’un pays ne dépend-il pas de son niveau de développement humain,  de sa cohésion sociale ?

Les « économistes du développement » ont des idées sur cette question (je citerais M. Amartya Sen, par exemple).

La question de la dette se pose  depuis longtemps pour les « pays en voie de développement » ; le capital de réflexion accumulé pour les économistes du  développement  pourrait-il être digéré pour éviter à notre pays le sous-développement ?

Le capital de réflexion accumulé par les instances financières internationales également … FMI, Banque Mondiale, quels enseignements ?

 

 

 

Rebecca  Buret

 

 

Par Rebecca Buret - Publié dans : politique
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 13:27

L’habitat sans carbone, ce n’est pas forcément triste…

 

 

On nous annonce des villes qui ne s’étaleront plus, sobriété carbone oblige, ce qui, pour beaucoup de migrants alternants, signifie  la fin du rêve : moins d’espace extérieur, pas de jardin, fini le calme, bonjour la densification urbaine !

 

Et si la ville du futur, tout en allant vers une concentration de l’habitat, amenait au contraire un plus grand confort, plus de convivialité, tout en respectant le besoin d’intimité dans l’habitat, d’espaces verts,  et d’esthétique de l’architecture ?

Ceci n’est pas une utopie, il suffit de mobiliser les compétences des urbanistes et des architectes.

 

La vie en pavillon est-elle si confortable ?

Force est de constater que ce type d’habitat en zone périurbaine a plutôt favorisé l’individualisme, voire l’isolement, et que les communes périurbaines se vivent en général comme des villes dortoir.

Les lieux de convivialité, quel que soit l’âge, sont en général peu nombreux. Les lotissements pavillonnaires sont rarement conçus comme des lieux de vie : peu de centralité, peu d’animation de ces quartiers, parfois éloignement des commerces …

Il s’agit avant tout  d’échapper à la concentration urbaine, au béton, à la pollution, à des quartiers bruyants et sans espaces de respiration (quand ce n’est pas à l’insécurité).

 

L’urbanisme du futur n’est pas forcément synonyme de mégapoles verticales et denses, mais pourrait s'appuyer sur un maillage de villes moyennes, s'inscrivant dans un aménagement du territoire équilibré.  Le souci de densifier l'urbanisation pourrait s’accompagner du souci de conserver le minimum d' infrastructures écologiques (espaces perméables non urbanisés, supports de biodiversité), afin de bénéficier des aménités liées à ces infrastructures, services écologiques et récréatifs.

 

Les villes du Sud de la France  pourraient par exemple s’inspirer de l’urbanisme traditionnel de la Méditerrannée, où l’on avait le souci de composer au mieux avec le climat et  les ressources naturelles. Les villages traditionnels du sud de la France respectaient des principes d’économie des ressources et donnaient des formes urbaines très intéressantes.

Le fait de ne pas céder toute la place à l’automobile peut engendrer une qualité de vie urbaine et une animation que nous apprécions beaucoup en tant que touristes.
 

Les écoquartiers existants sont reconnus pour leur fonctionnalité, mais plus rarement  pour leur qualité architecturale.  Les formes urbaines plus traditionnelles ne pourraient-elles  être une source d’inspiration pour l’avenir ?  Elles conjuguent souvent  cohérence architecturale, fonctionnalité, et  intégration dans l’environnement physique.  Disposer d'un côté cour et d'un côté jardin, par exemple, est un élément architectural intéressant de l’habitat traditionnel.  Des espaces verts collectifs avec jeux pour enfants, la possibilité de personnaliser sa façade dans des maisons mitoyennes (tout en respectant un cahier des charges collectif),   la préservation de  l’intimité des espaces extérieurs privés (balcons et terrasses), sont des éléments à intégrer dans le projet urbain. L’habitat pourrait aussi intégrer le recueil des eaux de pluie et un petit espace vert extérieur privé (pourquoi pas un patio central), l’eau et les plantes étant des éléments faisant partie intégrante de l’habitat.

 

La ville durable pourrait se situer entre le pavillonnaire et la concentration d’immeubles, proposer des moyens de transport collectifs peu émissifs en GES, et intégrer des infrastructures écologique et récréatives.

 

 

 

Par Rebecca Buret - Publié dans : environnement
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